Un locataire en CDD confronté à une mutation professionnelle peut également réduire son préavis à un mois, même si le bail stipule trois mois. Pourtant, certains propriétaires refusent ce droit, invoquant des clauses pourtant illégitimes. La loi ALUR encadre strictement les délais, mais laisse subsister des cas particuliers qui échappent à la règle générale.
Chaque motif de départ (logement meublé, non meublé, zone tendue ou situation personnelle) modifie la durée et le contenu du préavis, sous peine de voir la demande rejetée. La rédaction du courrier et le choix du modèle adapté déterminent la validité de la démarche.
Comprendre les règles du préavis de résiliation de bail selon votre situation
Résilier un bail de location ne consiste pas simplement à expédier une lettre standard. Le délai de préavis dépend du type de logement, du contrat signé et du motif invoqué. En zone qualifiée de tendue, le locataire d’un logement vide peut partir avec un mois de préavis, alors qu’ailleurs, trois mois restent la règle. Pour un bail meublé, le délai reste fixé à un mois, peu importe la localisation.
Pour le bailleur, la marche à suivre est plus contraignante. Mettre fin à un contrat de location suppose de respecter six mois de préavis pour une location vide, trois mois pour une location meublée, et d’appuyer la décision par un motif précis : vente du bien, reprise pour loger un proche, ou motif légitime et sérieux.
La date de réception de la lettre recommandée est la seule qui compte pour calculer le préavis. Il vaut mieux anticiper les délais postaux et privilégier la lettre recommandée avec accusé de réception, ou la remise en main propre contre décharge. Les tribunaux ne retiennent jamais la date d’envoi, seulement celle de la réception.
Voici les principaux motifs et situations pouvant impacter la durée ou le contenu du préavis :
- Motif personnel : mutation professionnelle, perte d’emploi, état de santé… permettent un préavis réduit à un mois, sous réserve de fournir les justificatifs adaptés.
- Congé pour vente : le propriétaire souhaitant vendre doit respecter un formalisme précis, au risque de voir sa demande invalidée.
La lettre de résiliation de bail doit indiquer sans ambiguïté le motif, le délai de préavis et la date prévue de départ. Un manque de précision ou un oubli expose à un refus du bailleur, voire à des frais supplémentaires. Chaque cas de résiliation est particulier, et le courrier doit coller à la réalité du contrat de location.
Modèles de lettres de préavis adaptés : meublé, non meublé, préavis réduit ou classique
La rédaction d’une lettre de préavis ne laisse pas de place au flou. Selon le type de logement, le modèle doit être ajusté. Pour une location meublée, il faut préciser le bail concerné, la date souhaitée de départ et, si besoin, joindre les justificatifs pour un préavis réduit. Un locataire en logement non meublé doit mentionner la durée du préavis prévue par la loi ou expliquer un délai raccourci en zone tendue ou pour circonstances exceptionnelles.
Les mentions à ne jamais négliger
Pour que votre courrier soit irréprochable, certains éléments sont indispensables :
- Objet : congé pour résiliation du bail
- Coordonnées : nom, prénom, adresse du locataire et du bailleur
- Date d’envoi et de prise d’effet du congé
- Forme : lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé
Il est judicieux d’indiquer les modalités de restitution des clés et de proposer une date pour l’état des lieux de sortie. Une formulation précise limite les incompréhensions et facilite la clôture de la location. Certains sites spécialisés permettent de télécharger un modèle gratuit conforme à la législation actuelle : une base fiable, à personnaliser selon sa situation.
Côté propriétaire, le formalisme n’est pas négociable. La lettre de congé doit exposer le motif (reprise, vente, manquement du locataire), respecter la structure attendue et inclure tous les justificatifs nécessaires. La date prévue pour l’état des lieux de sortie et la remise des clés doivent également figurer dans le courrier.
Clore une location, c’est bien plus qu’un simple échange de papiers : c’est souvent la fin d’un chapitre. Un préavis bien rédigé, c’est la garantie d’une transition sans heurts, où chaque partie sait exactement à quoi s’en tenir.


